C'est trés simple vous prenez un mec qui vous plaît, au moins au début, à qui vous semblez plaîre aussi, mais qui cherche simplement à se construire une façade : marié ou non mais vivant avec quelqu'un, casé comme on dit, qui posséde un boulot dans les TP, il conduit un petit camion, vous achetez une maison, vous faites un môme et le tour est est joué. Ca y est le décor est planté. L'idée de la maison me plaît bien. C'est vrai, au lieu de payer un loyer tous les mois à fond perdu, pourquoi pas rembourser un créd. pour quelque chose qui vous appartiendra un jour. Enfin au début l'idée c'était ça. On roule toute la semaine, on se partage toutes les tâches le week-end, on rigole bien,bref c'est un mec presque parfait alors pourquoi ne pas avoir un enfant ? Et c'est parti. L'écho que j'attend avec impatience arrive : c'est une fille ! Yes!! Le papa que j'ai pratiquement traîné à cette consultation est plus réservé, il faut attendre de voir si elle sera en bonne santé, normalement constituée, bref il est sur ses gardes, comme de toute façon il s'en fiche que ce soit un garçon ou une fille tout va bien mais il faut voir. Les réflexions commencent : je devrait me mettre en arrêt, commencer à m'occuper de la maison,préparer l'arrivée de ce bébé. Mais comme tout va bien je continue de rouler. Ah oui j'ai oublié de vous dire que je suis chauffeur poids lourds et fais de l'international. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, je dis ça parce que si je suis ravie d'être enceinte, j'aime aussi ce boulot. Arrêt dans les temps pour la préparation à l'accouchement. Là les choses changent petit à petit. Le futur papa ne semble pas conscient que lui aussi va devoir faire des efforts. Au contraire, puisque maintenant je suis à la maison à moi les responsabilités: papiers, courses, déco, à lui le temps libre pour les copains. Un soir même,alors que j'arrive de Blois, je le trouve avec un pote de boulot entain de boire une bièrre. Je lui fait remarquer qu'il y a des haricots à ramasser et je prend un panier. Il ne me demande rien sur le résultat de l' examen et me suit avec son pote au jardin et là devinez quoi : ils s'assoient tous les deux, et moi je ramasse les haricots. Accouchement, personne. Le papa, cette fois car la puce est bien là, n'a pas pu venir. C'est un beau jeudi de novembre, froid mais ensoleillé. Le vendredi brève visite du papa,non pas parce qu'il doit aller reconnaître sa fille, mais payer un pot à ses collegues,copains et autres. Le samedi visite éclaire le soir car il a travaillé toute la journée, et sûrement arroser copieusement la naissance car il a encore les yeux tout engluer, et puis la puce pleure, il est fatigué. Dimanche, on prend les mêmes et on recommence pas à cause du travail cette fois mais à cause de la chasse. Il en a profité pour m'apporter quelques affaires car notre sortie est prévue pour mardi, mais lui part en déplacement demain jusqu'a mardi soir, alors à moi de me débrouiller. Comme je n'est pas de famille dans le coin, je fais appel à ce qui me semblait être une amie. Arrivée magistrale du papa le mardi soir. Ca commence mal. Il avait été décidé de ne plus fumer dans la maison mais en plus il a oublié d'acheter des clopes, alors il ne se démonte pas et fait la poubelle pour y récupérer 2 ou3 mégots. Là desus la choupette se réveille et pleure, normale elle a faim. D'un côté heureusement qu'elle se manifeste car, bien que son père soit arrivé depuis bientôt une heure il n'est toujours pas allé la voir : mauvais présage pour la suite car en l'entendant sa 1ère réaction et de tourner les talons tout en me faisant savoir qu'il n'allait pas falloir que ça se passe comme ça tout le temps... Bref, Noël arrive ! Il est prévu que nous le passions en Bretagne chez mes parents. La veille de notre départ, il y a le fameux repas d'entreprise. Le concerné y va seul. Retour 6 heure du matin, la voiture dans le fossé. Là je me fâche, il doit sortir la voiture de là, et s'il n'en a rien à foutre de ce Noël en famille comme il dit entre deux assoupissements je lui fait savoir qu'il peut rester avec ses potes. Il fini par nous accompagner mais dort tout du long et la couleur qu'il a (n'est même pas répertoriée dans le manuel) ne change pas. J'avoue que je craind le pire quand mon père va le voir. Puisque noël est une cata autant rentré, d'autant que lui est attendu pour le réveillon du 1er de l'an. Il retrouve ses copains et le dimanche part à la chasse sans avoir vu ni sa fille ni moi. Plus ça va et plus les doutes s'installent : ça y est Monsieur se croit arrivé et donc n'a plus d'efforts à faire. Seul compte désormais ses occupations, sa chasse, ses copains, le reste rien à foutre. Pas de bol, dans la nuit du 5 au 6 janvier 1993, petit rappel des dates car même ça ce mec l'a zappé, je chute dans les marches de la cuisine. Heureusement , Ma fille venait de boire, je l'avais changée puis recouchée. Medecin, ambulance,hôpital, scanner, sanction : vertèbres fracturées = opération, vis boulons plaques, immobilisation d'au moins un mois plus rééducation en millieu spécialisé pendant encore un mois, bref temps prévu avant de pouvoir vraiment reprendre une activité 90 jours. Le papa pris de panique, alors qu'il a sous la main une nounou qui ne demande pas mieux que de lui rendre service décide de confier la choupette à ses grands parents en Bretagne sous pretexte qu'il ne peut pas tout faire. D'ailleurs ça a souvent étè une de ses phrases favorites avec je n'ai pas que ça à faire, je raméne une paie d'émerdes-toi, puis par la suite ce sera pauvre fille malade handicapée, qu'est-ce que tu veux que j'y fasse, j'suis pas toubib . Enfin bref finit le rêve de partir du moins pour l'instant. Après l'operation, la rééducation à Brest dans un centre pour maman -enfants où là vraiment j'ai eu affaire à des puéricultrices super sympas autant envers moi qu'envers ma puce que j'avais au passage récuper mais dont je ne pouvais toujours pas m'occuper. Je vous passe le retour. Loin d'être top vous devez vous en doutez. Pourtant, pour ce " père" qui n'a pas vu sa fille pour ainsi dire depuis 2 mois, tout va bien du fait qu'étant tout seul tout en conservant sa façade, les gens le plaignent, et lui ne vit plus que dans son monde de copains. D'un seul coup,il décide d'entreprendre de grandes transformations dans la maison. En effet, chez un pote il y a de superbes poutres en chênes dans la salle, alors il lui faut ça, et puis chez un autre il y a un étage, alors il lui faut ça. Mais il n'y a qu'un seul salaire à rentrer, une pension d'invalidité me concernant, et une fille à éléver. C'est pas un problème ma poule, et là commence le cercle infernal des crédits : d'abord auprés de son frère, mais cela ne suffit pas vu l'ampleur des travaux. Comme en plus on est doué de ses mains mais chez les autres, on embauche au black pour faire le boulot, ce qui a l'avantage de vous laisser votre temps pour aller toujours à la chasse,ou traîner.Du coup on casse tout, on emprunte toujours on achète aussi des matériaux sans demander conseils, du coup ils ne servent à rien. Là dessus la voiture nous lâche. Ma soeur qui vient de s'en acheter une, nous prête l'ancienne. elle dure un rayon soleil. Monsieur la broye litteralement en revenant d'une réunion de Chasse. Le plus beau c'est qu'il est toujours ausi insconcient de la merde dans laquelle il est entrain de nous foutre. Au tour du neuveu de nous en prêter une, et du frère aîné cette fois de nous prêté de l'argent. Je n'en peux plus. Les douleurs dans le dos et la jambe gauche sont de plus en plus fortes, lui devient de plus en plus absorbé par ses potes, tous les travaux sont stoppés mais en vrac car rien n'est fini. Et il s'en fout toujours. Ma Choupette grandit cependant et devient de plus en plus belle, vive, intelligente,c'est vraiment mon rayon de soleil. Il me suffit de la regarder et je reprend courage pour tenté de trouver des solutions. Un jour j'en ai une qui se présente. Il s'agit d'une formation rémunérée pour adultes avec obtention d'un CAP paysagiste. Ma puce a grandit, son père va pour une fois devoir assumer et contre avis médical je prend cette formation. Je préviens d'emblée que j'ai des problèmes de santé, mais ils retiennent ma candidature et je commence les cours. Le soir je rentre vers 19 heures, j'avais demandé à Ce père de prendre sa fille en charge pour les devoirs et la douche. Bien souvent je le trouvais entrain de boire l'apérot avec les potes, où carrément absent. Le Week-end speed. Les courses, le ménage, les lessives, le repassage, la cuisine préparée et congelée pour la semaine, les cours à bosser un peu quand même et surtout du temps pour ma fille. Bientôt, elle aussi commence à se plaindre. Car le temps béni où bébé je pouvais lui cacher la vérité est bien fini. Pour la formation, deux stages en entreprise sont à effectuer. Là encore coup de bol, je trouve rapidement, prés de chez moi avec des horaires sympas,une équipe sympa et un chef des jardins que j'avais averti concernant mes problèmes de dos super compréhensif, bref tout se passe bien. Fin juin =fin de formation=CAP. Et en plus vous savez quoi ? Mon chef m'a proposé une embauche,bref que du bonheur... Je prend quand même un peu de vacances car je n'ai pas beaucoup vu ma fille et elle m'a manqué avec ses petites histoires, ses copines, ses chamailleries de mômes en plus elle a su malgré tout maintenir le cap, et grâce à ses résultats scolaires, son travail perso et non l'aide ou le soutien de son soit-disant père elle grimpe encore d'une classe. Que du bonheur... Si la formation avait déjà contrarié celui qui allait devenir mon ex, la reprise d'un travail, le contrarie profondément. Biensûr que j'ai toujours mal et même de plus en plus mais je m'en fiche. Alors moi aussi je ramène salaire ce qui croyez moi vu l'étendu des dégâts n'est pas du luxe, je trouve que c'est plutôt pas mal moi en tout cas, même si pour certains je suis et je resterai toujours une pauvre fille malade handicapé qui va vite comprendre sa douleur. En mars 2004 les ennuis commencent : chantage : travail où maison ? Si tu gardes ton boulot tu dégages, je ne vais pas passer mes week ends à faire la nounou parce que Madame est d'astreinte le samedi et le dimanche matin et se repose l'aprés-midi, s'endort tous les soirs comme une masse néglige la maison,etc,etc... Ma décision est prise. J'ai passé suffisament de temps à servir de bobone, à réparer tous les coups tordus où s'est fourré Monsieur alors à mon tour de vivre. Là encore coup de bol, une amie, au courant de la situation, à une location sous la main. Je prend. Comme ce n'est pas loin de là où j'habite toujours en attendant, que mes horaires sont souples, que la propriétaire a bien voulu me donner les clés avant le 1er juillet,délai fixé avant l'expulsion, je fais mon déménagement avec ma voiture, vu la distance je peux faire plusieurs tours et être à l'heure pour récuper ma fille qui est déjà ravie de savoir qu'il n'y en a plus pour trés longtemps. D'autant qu'elle a entendu son père m'interdir d'utiliser l'eau pour la douche, vaisselle etc. Et voilà c'est fait nous sommes chez nous. J'ai prévenu son père que compte tenu du peu distance nous séparant il pouvait venir voir sa fille quand il voulais même la prendre avec lui de temps en temps. Au début ça c'est fait puis trés vite le ton est monté. Des menaces, il ne voyait plus sa fille. Pour régler le problème une fois pour toute je fais appel au juge des affaires familiales. Elle me donne la garde de Ma fille et oblige son pseudo-père a lui verser une pension alimentaire. L'avocat à l'époque m'avait conseillé de régler le problème de la maison qui était et est toujours au deux noms en même temps, mais mon ex se faisant de plus en plus menaçant,se plaignant que je l'avait foutu dans la merde à cause de la pension d'un montant de 80 euros, j'avais préfèrais laisser courrir cette histoire de maison, je vais vite m'apercevoir que là encore par pitié, car c'est tout ce qu'il m'inspirait à l'époque, par respect pour ma fille qui voulait que son père garde la maison, j'avais fais une énorme connerie. Aujourd'hui février 2008, ce Géniteur comme l'appelle ma fille a refait sa vie, une affaire est en cour en ce qui concerne cette maison qu'il serait si simple de vendre de façon à ce que chacun récupère ses billes et se remette à flot car Monsieur se plaind de ne pas avoir d'argent dit vivre pratiquement grâce à sa gonzesse comme il l'apelle lui-même et à ses potes, moi j'ai perdu mon emploi à cause de mon dos et maintenant la jambe qui paralyse, et bien non car à l'audience du 19 dernier il a tout simplement refusé cette vente prétextant que jamais je ne toucherai un centime de cette baraque. Aprés ça il s'étonne que sa fille qui n'a de lui maintenant que le nom de famille, et en plus de tous les coups tordus qu'il lui a fait, ne veuille plus avoir affaire à lui!!! . Mais finalement ça va peut-être s'arranger car, moi, ma propriétaire vient de décéder alors la location où je suis actuellement va probablement être vendue. Du coup puisque j'ai toujours ma moitié de maison pas loin, pourquoi ne pas envigager d'y squatter quelques temps. qu'est-ce que vous en pensez ? Votre avis m'intéresse, de plus si vous pensez avoir reconnu le où les personnages de l'histoire, j'ai encore plein de bonnes choses à vous apprendre sur ce Monsieur qui ne recul devant rien même pas s'il s'agit de sa fille du moment qu'il a comme il dit de la " bidoche" pour tirer son coup et surtout que celle ci lui foute la paix quand il disparaît avec ses copains.